N°2 - Février 2017 N°2 - Février 2017


N°2 - Février 2017


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PRIÈRE DE MÈRE TÉRÉSA La vie est une chance, saisis-la la vie est beauté, admire-la la vie est béatitude, savoure-la la vie est un rêve, fais-e[...]



N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
PRIÈRE DE MÈRE TÉRÉSA
La vie est une chance, saisis-la
la vie est beauté, admire-la
la vie est béatitude, savoure-la
la vie est un rêve, fais-en une réalité
la vie est un défi, fais-lui face
la vie est un devoir, accomplis-le
la vie est un jeu, joue-le
la vie est précieuse, prends-en soin
la vie est une richesse, conserve-la
la vie est amour, jouis-en
la vie est un mystère, perce-le
la vie est une promesse, remplis-la
la vie est tristesse, surmonte-la
la vie est un hymne, chante-le
la vie est un combat, accepte-le
la vie est une tragédie, prends-la à bras le corps
la vie est une aventure, ose-la
la vie est bonheur, mérite-le
la vie est la vie, défend-la 1

Sommaire / Agenda de l’Évêque / Agenda diocésain du Diocèse



Sommaire / Agenda de l’Évêque / Agenda diocésain
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour SOMMAIRE AGENDA de Mgr Bruno Grua AGENDA du Diocèse 2 Mercredi 1 er
février : avec le service
diocésain des pèlerinages.
Mardi 7 février : à Vichy, rencontre des
évêques et vicaires généraux de la Province.
Vendredi 10 février : Conseil épiscopal.
Du 12 février au 4 mars : en cure médicale.
Le 4 février : B.A.B.A pour les parents du caté Ruynes.
Le 10 février Rencontre de préparation au
mariage - Maison Diocésaine à Aurillac - Par la
Pastorale des Familles.
Le 11 février : Rencontre des servants d’Autel - Ytrac.
Le 12 février : KT Dimanche à partir de 9h30 « en
alliance avec Dieu », suivi à 10h30 de la Messe de
la Saint-Valentin puis d’un pot convivial -Salles de
catéchisme de l’église Saint-Joseph d’Aurillac avec
les enfants du catéchisme, les parents, les
personnes de la communauté et les couples par
le service de catéchèse Editorial •
Vœux aux prêtres, 10 janvier 2017 Officiel •
En vue des nominations •
Commission ressources humaines •
Lettre de Mgr Bruno Grua aux curés et
membres de la paroisse de la Croix Saint Pierre •
Du changement au sein de
l’enseignement catholique diocésain Diocèse • Pèlerinage •
Nouvelles des communautés religieuses du diocèse • Vie religieuse •
Nouvelles du Père Jacques Virolleau •
Prêtres décédés en 2016 •
Obsèques de l’abbé Jammet, le 27 décembre 2016 •
Vœux de Mgr Bruno Grua •
Vœux des laïcs à Mgr Bruno Grua •
Pastorale des funérailles
En direct des archives •
1317, création du diocèse de Saint-Flour
Livre du mois / Intentions de prière •
“Vous avez dit Laïcité ?”
Charles Coutel et Jean-Pierre Dubois

Editorial Vœux aux PrÊtrEs DE Mgr Bruno grua, 10 janViEr 2017


3 Editorial
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
Vœux aux PrÊtrEs DE Mgr Bruno grua, 10 janViEr 2017
« On était frappé par son enseignement car il enseignait en
homme qui a autorité et non pas comme les scribes ».
C’était là, surement un trait caractéristique du ministère du
Christ puisque les trois évangiles synoptiques le soulignent
à plusieurs reprises. Non pas un homme en position
d’autorité : Jésus n’en avait aucune au sein de l’intelligentsia
de son temps. Il n’était ni prêtre, ni scribe, ni docteur de la
Loi. Il n’avait pas de titre institutionnel ou universitaire à
faire valoir. Il sortait du trou de Nazareth. D’ailleurs lorsque
l’on doit sans cesse rappeler ses titres d’autorité c’est que
l’on en manque singulièrement ! Jésus n’a pas besoin de le
dire. Il lui suffit d’être et de parler. Il a autorité. Il fait
autorité. Il vient de le manifester. Ses premiers mots à
Simon et André, « venez à ma suite » ont déjà manifesté
l’autorité qui émane de sa personne, de sa parole et
« laissant leurs filets, ils le suivirent ». Elle s’exprime encore
dans ces mots par lesquels il chasse l’esprit impur.
À quoi cette autorité se reconnait-elle ? Peut-être une
intonation, une intelligence des situations, une intuition des
questions que portent en leur cœur ses interlocuteurs. Sans
doute le sentiment d’une parfaite cohérence entre les
paroles prononcées et l’attitude de toute une vie. Sans
doute encore le constat que cette parole réalise ce qu’elle
dit. Sûrement aussi une manière, originale dans la tradition
juive, de dire « Je », non pas pour se mettre en avant, non
pas pour imposer mais pour suggérer qu’il est la source. Les
scribes se référaient à la Tradition, à leurs grands anciens.
Jésus dit « Je » : on vous a dit et moi je vous dis. Et cette
manière d’autorité pose question : qu’est-ce que cela veut
dire ? Voilà un enseignement nouveau donné avec autorité.
Qui est-il donc celui-là pour que même le vent et la mer lui obéissent ?
À cette question, dans la lumière de Noël et de Pâques,
nous avons appris à répondre. La Parole de Jésus a autorité
parce qu’en lui il n’y a aucune distance entre la parole et le
faire, entre la parole et l’être. Il est la Parole : le Verbe s’est
fait chair et il a habité parmi nous. Jean était la voix. Jésus
est la Parole. Parole de toute éternité. Parole créatrice pour
qui dire c’est faire. Dieu dit et ce fut ainsi et Dieu vit que
cela était bon. C’est cette Parole qui résonne au bord du lac,
sur les collines de Galilée, avec l’autorité de Dieu lui-même.
Evêque, prêtres et diacres, nous sommes, par ordination,
les ministres de la Parole. «  Les  prêtres,  comme
coopérateurs  des  évêques,  ont  pour  première  fonction
d’annoncer l’Évangile de Dieu à tous les hommes » nous
rappelle le Concile Vatican II (MVP). L’annonce publique de
la Parole prend une place importante dans notre vie, ne
serait-ce qu’à travers l’homélie que nous devons préparer
avec la plus extrême attention. Prononcée au cours de
l’Eucharistie, dans un contexte sacramentel, elle est le
sommet de notre ministère de la Parole. Parfois nous
doutons de son importance et de sa fécondité : « ce ne sont
que des mots. L’important ce sont les actes ». « Renouvelons
notre confiance dans la prédication, qui se fonde sur la
conviction que c’est Dieu qui veut rejoindre les autres à
travers le prédicateur et qu’il déploie sa puissance à travers
la parole humaine » (François La joie de l’Évangile 136).
Puissance nous dit François après Paul. Autorité nous dit
l’Evangile. Si notre conviction se laisse ainsi émousser c’est
parce que, dans notre société contemporaine, la Parole est
largement discréditée. Pour nos ainés une parole dite
engageait l’honneur. Il n’y avait pas besoin de contrat écrit
en 3 exemplaires ! La simple parole faisait autorité. La
confiance dans la parole donnée permet que s’élabore une
vie en société, écrivent les membres du conseil permanent
au sujet du politique. On peut élargir ce propos. La parole
n’a plus d’autorité, de poids, elle ne mobilise plus des
engagements, des vies lorsqu’elle est pervertie par le
mensonge, la corruption, les promesses non tenues,
lorsque s’affiche un décalage abyssal entre la parole et la
vie. Et nous en sommes là aujourd’hui.
Comme prêtres, ministres de Celui qui parle avec autorité,
nous pouvons contribuer à redonner sa noblesse à la
Parole. C’est un service éminent à rendre à notre société.
Mais il faut pour cela que notre propre parole ait du crédit,
de l’autorité. Elle n’aura jamais l’autorité même du Christ.
Elle sera toujours fragilisée par l’écart en nous de la Parole
et de la vie. C’est notre souffrance. Et ne gommons pas dans
l’Évangile ce que nous sommes aujourd’hui incapables d’en
vivre. Nos auditeurs n’attendent pas de nous la perfection.
Notre parole a du crédit, de l’autorité auprès de nos
contemporains lorsqu’ils perçoivent que les prédicateurs de
la parole en sont en même temps les premiers auditeurs
(Saint Augustin), qu’elle ne cesse de nous bousculer, de
nous déranger, de nous tirer vers le haut. Lorsque nous
prêchons ne disons pas « vous » mais « nous » car la parole
est aussi pour nous avec ses promesses, ses interpellations,
ses appels. Notre parole a de l’autorité quand elle n’est pas
notre parole mais la parole du Seigneur que nous portons.
Veillons à cela. Ne faisons pas de la prédication, dans la
chaire du Christ, une tribune sans risque pour défendre nos
marottes, nos conceptions politiques, idéologiques, même
sous couvert d’un langage religieux. Les gens n’en ont rien
à faire. Ce n’est pas là une parole d’autorité comme celle
du Christ. Parfois, les chrétiens devinent, avant même qu’il
ait parlé ce que tel prédicateur va dire, parce qu’ils savent
que quelle que soit la parole entendue il reviendra à ses
inévitables refrains. Alors ils s’endorment. Soumettons-nous
à la Parole. C’est elle qui commande. « La parole nous
transcende toujours. Nous n’en sommes ni les maitres, ni
les  propriétaires  mais  les  dépositaires,  les  hérauts,  les
serviteurs » (Paul VI Evangelii nuntiandi n°78) Renouvelons-
nous dans son intelligence par la prière et la réflexion.
Éclairons la vie des gens mais par la lumière du Christ.
Écoutons aussi la parole pour nous-mêmes. Alors notre
parole aura l’autorité de l’authenticité, de la vérité.
Chers amis, chers frères, cela pourrait être un vœu pour
cette nouvelle année, vœu exprimé par le Pape François
dans sa lettre « La joie de l’Evangile 135 » : Que l’homélie
soit pour nous, évêque, prêtres, diacres, « une intense et
heureuse expérience de l’Esprit, une rencontre
réconfortante avec la Parole, une source constante de
renouveau et de croissance »

CoMMission rEssourCEs HuMainEs noMination LEttrE DE Mgr Bruno grua aux Curés Et MEMBrEs DE La ParoissE DE La Croix saint PiErrE En VuE DEs noMinatio[...]


4
CoMMission rEssourCEs HuMainEs
Lors de la réunion du mois d’octobre dernier, le Conseil
Diocésain des Affaires Economiques s’est doté d’une
commission Ressources Humaines.
Elle est composée de 6 membres : Mme D. Delcros,
M. E. Bousquet, Mme i. Foucault, Mme n. Lamouroux,
Mme o. Favre. Mme MH tible. Officiel
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour noMination
Un compatriote, qui a ses racines familiales à Saint-
Flour, a été nommé archevêque de Papeete, dans le Pacifique.
Il s’agit de Mgr jean Pierre Cottanceau, ss.cc. Il est
ordonné Evêque le 18 février 2017 à Papeete.
LEttrE DE Mgr Bruno grua
aux Curés Et MEMBrEs DE La ParoissE DE La Croix saint PiErrE
Saint-Flour, le 15 décembre 2016 Chers Amis,
Il m’est agréable au moment de « prendre la plume » de
me remémorer les bons moments, les belles rencontres
de ma visite pastorale parmi vous en mars dernier.
Rencontres avec les responsables de plusieurs
entreprises, à la maison de retraite, avec les élus, avec
des acteurs économiques et sociaux de notre monde
rural, avec bien sûr les différentes équipes qui animent
la vie paroissiale. Rencontres aussi dans chacune de vos
neuf communes, souvent avec leurs élus et quelques
habitants souvent membres de la communauté
chrétienne locale. A chacune et à chacun, au Père
Thierry votre curé, au Père Cypières qui l’assiste, à tous
ceux qui ont préparé et animé cette visite, je veux dire
ma profonde reconnaissance. Ce sont là des temps forts
du ministère de l’évêque. C’est aussi, je l’espère un
temps pour dynamiser la vie paroissiale et lui ouvrir de
nouvelles perspectives.
Il semble que cette visite ait mis en évidence qu’il y a
des choses possibles. Des contacts ont été noués,
parfois avec des inconnus de la vie paroissiale, parfois
avec des personnes vis-à-vis desquelles on pouvait
nourrir certains a priori. Plus de parents d’enfants
catéchisés sont venus que l’on ne l’imaginait. Le dialogue
à Labrousse avec des agriculteurs, des artisans, des
membres d’associations a été riche. C’est un
encouragement à le prolonger. La rencontre des groupes
paroissiaux suscite le souhait d’une assemblée générale
de la paroisse de temps à autre. La rencontre avec les
entreprises a ouvert les yeux sur des réalités du pays que
l’on connait mal, sur les questions, les soucis de ceux qui
les conduisent. En quelque sorte, vous avez découvert
que vous étiez plus riches que vous ne l’imaginiez. Que
cette visite ne constitue pas une parenthèse. Qu’elle soit
un point de départ pour plus de dialogue avec celles et
ceux qui habitent avec vous ce pays et au sein de la
communauté chrétienne car c’est du dialogue que peut
venir un nouveau dynamisme missionnaire. Ne laissez
pas s’éteindre cette petite flamme !
Deux remarques générales m’ont frappé. Tout d’abord la
difficulté que vous rencontrez à constituer vraiment
une paroisse. Elle ne correspond pas, comme ailleurs, à
un véritable bassin de vie. Elle est à la jonction d’une
zone plus urbaine en proximité immédiate d’Aurillac
(Arpajon réunit 6000 des 10 000 habitants de la
paroisse) et d’une zone plus rurale et dispersée sur huit communes.
C’est sûrement une difficulté (Arpajon aspire tout, dit-
on) mais c’est aussi une chance pour les plus petites
communautés de pouvoir s’appuyer sur un centre plus
solide et mieux équipée pastoralement.
En VuE DEs noMinations
Tous les prêtres sont appelés à vivre leur ministère
dans un esprit de disponibilité pour la mission. Certains
d’entre eux envisagent peut-être, d’eux-mêmes, un
changement pour la prochaine année pastorale. Je les
invite à prendre contact, dès que possible, soit avec le
vicaire général, soit avec moi-même pour commencer
à évoquer cette perspective. + Bruno Grua
Plus d’informations dans le numéro précédent.

Du CHangEMEnt au sEin DE L’EnsEignEMEnt CatHoLiQuE DioCEsain


5 Officiel
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
L’existence de trois « communautés locales » reste
théorique dans la mesure où il n’existe pas d’équipe pour
les animer, à l’exception notable de Teissières les Bouliès
où la vie ecclésiale rencontre une vie associative et
sociale plus vivante. Il y a peu d’échange entre les
villages d’une même communauté locale. L’esprit de
clocher reste tenace ! Faut-il maintenir trois
communautés locales ? C’est à vous d’en décider. Il me
semble important de les dessiner de telle manière
qu’une équipe-relais puisse être mise en route en chacune d’elles.
J’ai aussi noté l’importance et la difficulté d’un
renouvellement des personnes. Cela s’est exprimé dans
les groupes rencontrés et aussi dans des conversations
plus personnelles. « On vit trop sur des acquis… Il y a un
nouvel  investissement  à  faire  pour  associer  d’autres
personnes  aux  services  et  responsabilités  », ai-je
entendu. J’en sais les difficultés. EIles tiennent à notre
tiédeur, à nos rythmes de vie, parfois au climat de nos
communautés. Il faut pourtant considérer cette
préoccupation comme prioritaire, pour le curé certes,
mais aussi pour toutes celles et ceux qui portent avec lui
depuis longtemps déjà, et avec quel dévouement, la vie
paroissiale. Il faut beaucoup d’humilité et de
détachement pour accepter de transmettre à d’autres
générations qui n’auront pas la même manière de voir
les choses et de s’investir, pour accepter de ne pas
maitriser l’avenir.
On peut percevoir parfois un certain découragement
devant le manque de relève. Il est malheureusement
bien réel. Pourtant, je le crois, la Parole de Dieu ne cesse
d’interpeller. Dieu ne cesse d’appeler. Peut-être, je le dis
bien humblement, manquons-nous d’audace si bien que
l’engagement fait peur à ceux qui voudraient ouvrir des chemins nouveaux.
Que chacune et chacun porte donc ce souci de la relève,
particulièrement pour la responsabilité qui est la sienne.
Que le conseil pastoral se saisisse de cette question.
Osez interpeller, sans vous décourager. Même si vous
avez peiné toute la nuit sans rien prendre, jetez les
filets ! Je ne pense pas utile de reprendre
systématiquement les activités des différents groupes
rencontrés. Ils existent, ils travaillent dans les trois
directions de la mission de l’Eglise : l’annonce de la foi,
la célébration, le service. En ces différents domaines la
paroisse est « équipée ». On ne constate pas de manque
important. Mais ne laissez pas les choses aller sur la
vitesse acquise. Cherchez à renouveler les énergies.
Construisez l’avenir.
Portez une attention particulière aux jeunes et à leurs
familles. Ce qui se vit en vos quatre lieux de catéchèse
est très important. Maintenez-les.70 enfants catéchisés,
peut-être est-ce moins que par le passé mais ce n’est pas
si mal ! La proximité d’Aurillac vous offre la possibilité de
continuer à les accompagner pendant leurs années de
collège et de lycée. Profitez de cette chance. Efforcez-
vous aussi de réunir leurs parents pour aborder, à partir
des propositions faites à leurs enfants, les questions de
foi qu’ils rencontrent dans les différents domaines de
leur vie d’adultes.
Je veux en terminant vous remercier à nouveau pour
votre accueil. J’espère que mes réflexions n’ont pas été
trop rudes ! Je vous encourage dans votre vocation de
baptisés, pour votre témoignage évangélique auprès de
tous, pour la part que vous prenez à la vie de la paroisse.
C’est Dieu qui donne la croissance. Faisons ce qui
dépend de nous. Apportons-lui nos deux pains et nos
cinq petits poissons pour qu’Il nourrisse les foules affamées.
En communion de prière et de mission. Avec mes
sentiments très cordiaux. + Bruno Grua
La prochaine rentrée scolaire marquera un tournant
pour l’Enseignement Catholique diocésain. Gérard
Giron, Directeur Diocésain, Délégué Episcopal cessera
ses fonctions après dix années passées au service des
établissements catholiques. C’est son collègue du
diocèse du Puy, Monsieur Didier Ferry qui prendra le
flambeau en complément de la Haute-Loire. Pour le seconder dans sa fonction et renforcer
l’accompagnement des établissements, notamment en
primaire, il sera aidé par deux chargés de mission dont
un affecté au service des établissements cantaliens.
Mgr Grua a émis un avis favorable à cette création de
poste et à la personne qui l’occupera. Il s’agit de
Madame Cécile Vacher, actuellement enseignante à
l’école Saint André de Massiac mais déjà bien
impliquée dans des projets diocésains ou provinciaux.
Cécile Vacher, très investie dans le développement
raisonné du numérique a été à l’initiative de plusieurs
projets relatifs à l’Education à l’Universel, au
Développement et à l’Engagement Solidaire (EUDES)
dans la ligne de l’Encyclique LAUDATO SI.Nous souhaitons d’ores et déjà à Didier Ferry et Cécile
Vacher une parfaite adaptation dans leur mission au
service des jeunes de notre diocèse.
Du CHangEMEnt au sEin DE L’EnsEignEMEnt CatHoLiQuE DioCEsain

PrÊtrEs DéCéDés En 2016 ViE rELigiEusE nouVELLEs Du PèrE jaCQuEs ViroLLEau nouVELLEs DEs CoMMunautés rELigiEusEs Du DioCèsE PèLErinagE un CaD[...]


6 Diocèse
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
• Pierre Delcher : 31 mars 2016
• Maurice salesse : 23 mars 2016
• roger odoul : 25 mars 2016
• Elie resche : 21 mai 2016
• Paul Fraysse : 10 septembre 2016
• jean Combadières : 29 octobre 2016
• Henri jammet : 27 décembre 2016
PrÊtrEs DéCéDés En 2016
Les sœurs Messagères de l’Esprit Saint ont déménagé
du Carmel à l’ancien presbytère de Sainte Christine, à Saint-Flour.
Pour les contacter : 2 rue du Résonnet – 15100 Saint-
Flour. Courriel : comnscarmosflour@gmail.com /
Tél. 09 82 53 01 75. ViE rELigiEusE
Notre confrère jacques Virolleau vient de traverser
quelques soucis de santé. Pause d’un stent dans l’aorte,
traitement. Il se dit fatigué et il est sur le départ pour
un séjour en maison de convalescence sur Paris.
Il nous adresse ses vœux. Son adresse : Paroisse Notre
Dame de l’Assomption de Passy - 90 rue de
l’Assomption – 75016 Paris. Nous lui souhaitons nos
vœux de rétablissement et de bonne santé. nouVELLEs Du PèrE jaCQuEs ViroLLEau
• Le 8 décembre, en la fête de l’Immaculée Conception
de la Vierge Marie, sœur rose (du Cameroun) et sœur
joëlle (de Corée du Sud), ont fait profession temporaire
dans l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie, au
monastère de Saint-Flour.
• sœur Marie-andrée de la Croix (née Emilie Andrée
Brasier, le 29 juillet 1920), est décédée le 29 décembre
2016 au Carmel de Fourvière (Lyon) ; ses funérailles ont
été célébrées le mercredi 4 janvier 2017. Sœur Marie-
Andrée avait été prieure du Carmel de Saint-Flour
pendant plusieurs années jusqu’en 2010, date de la
fermeture de la communauté.
• sœur Moreen jara, (de Birmanie), de la congrégation
des Sœurs de Notre-Dame de la Salette, doit prononcer
ses premiers vœux le 2 février 2017, en la fête de la
Présentation du Seigneur eu Temple, à Quézac. Elle doit
rejoindre ensuite la communauté de Bondy (93).
• Le 15 février 2017, en la fête de Saint Claude de la
Colombière, sœur Marie-Marthe grangereau,
originaire de Moulins, doit faire sa profession
perpétuelle dans l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie,
au monastère de Saint-Flour.
nouVELLEs DEs CoMMunautés
rELigiEusEs Du DioCèsE PèLErinagE
sEPtièME CEntEnairE DE La FonDation
Du DioCèsE DE saint FLour
Le Service des Pèlerinages 15 vous propose un
pèlerinage à Rome du lundi 23 au vendredi 27
octobre 2017, accompagné par Mgr Bruno
Grua, Évêque de Saint Flour, Jean Cheminade,
Vicaire Général et Philippe Dupuy, prêtre
accompagnateur du Service.
Renseignements et inscriptions : Pèlerinages 15
Maison Saint Paul 
18 bis rue de Cayla  BP 417 
15004 Aurillac cedex 
Tél. 04 71 48 13 00
Mail : pelerinages15@diocese15.fr rome
Voir “La Vie Diocésaine” de décembre et détails sur ,
rubrique “Pèlerinages”. un CaDEau originaL
Pour sE MEttrE En MarCHE

OBsèQuEs DE L’aBBé jaMMEt, LE 27 DéCEMBrE 2016


Diocèse
N°2 - Février 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour 7 Chers amis,
Il aura manqué un souffle pour que notre confrère Henri
Félix Louis jammet n’atteigne 2017. Il s’est éteint mardi
27 décembre au Centre Hospitalier d’Aurillac.
Il était né le 4 septembre 1921 à Arpajon sur Cère. Il avait
été ordonné prêtre en 1946, le 22 décembre, par Mgr
Pinson. Il avait donc accompli 70 ans de vie sacerdotale.
Comme la plupart de sa génération et des suivantes
d’ailleurs, il commença son ministère comme cadre à
saint Eugène. En 1948, il entrait au noviciat des
Bénédictins d’En Calcat, où il restait 14 mois. Il avait
exploré donc cette forme de vie. Le 9 septembre 1950 il
devenait vicaire à Mauriac où il restait quatre ans. Il faut
croire qu’il était abonné au 9 septembre puisqu’en effet
c’est le 9 septembre 1954 qu’il devint curé de Saint
Jacques des Blats où il est resté 33 ans jusqu’en 1987. Il
habitait un joli presbytère face au Plomb du Cantal.
Ministère traditionnel.
A cette époque il y avait peu de relations de travail avec
les confrères. Chacun était un peu le Pape de sa Paroisse.
Le ministère se vivait beaucoup dans la relation, dans la
présence aux familles. Pendant son ministère il assista à
la « colonisation » des pentes du fond de la vallée avec
le développement du ski et de la station, avec des
infrastructures, des constructions de chalets, des gens
venant de différents horizons… Au total c’est un atout et
une chance pour le département… Sans doute que
l’Église diocésaine n’a pas pris conscience assez tôt de
ce bouleversement, et un homme seul dans son coin
reste bien limité. Il en est souvent ainsi : la vie pousse et
déstabilise. En 1987, l’abbé Jammet souhaite se retirer
à Aurillac dans un petit appartement qu’il a aujourd’hui
légué au diocèse. Aussi longtemps qu’il le pourra il sera
aumônier de la Villa Sainte Marie Rue d’Estaing.
Au début de 2009, il se retire à la Maison «  La
Providence » près du château Saint Etienne, où il était
dans un beau cadre. Il n’était pas d’un caractère toujours
facile pour l’entourage. Il s’est peut-être senti délaissé
par l’Église diocésaine, et pourtant il était visité par des
confrères attentifs et fidèles. Mais chacun porte sa
complexité, ses amertumes, et peut-être ses mystères.
Mais il fallait aussi venir sur son terrain : la lecture, l’art,
la pensée. Son univers était dans les livres. Il avait
découvert Etty Hillesum, cette admirable juive, morte en
déportation, et qui nous a laissé des lettres et des textes
d’une extraordinaire modernité, en particulier sur le plan
spirituel et philosophique. On vient d’ailleurs de l’éditer
en un seul volume. Sur ce sujet, je peux dire que j’ai eu
avec lui des échanges nourris, il y a encore peu. Dans
l’été 2016, il faisait un séjour au Centre Hospitalier, à la
suite duquel il ne pouvait réintégrer la « Providence ». Il
rentrait alors à la nouvelle et belle maison de retraite de
Vic sur Cère, où la directrice Magali Toubert l’accueillait.
Le départ fut parfois, on va dire, « sportif », et puis voilà
qu’un flot de grâce l’inonda…
Il se mit à s’y plaire, à y être heureux, à rayonner de
gentillesse et de bonté. Au cours de la visite Pastorale de
novembre, nous rencontrions un homme apaisé,
réconcilié, délicat. C’est ce beau visage que nous allons
garder de lui, ce visage pacifié qui a offert le meilleur de
son âme à ceux et celles qui l’ont visité, accompagné, et
tout particulièrement le personnel très attentif de la
Maison de Retraite. Il a choisi lui-même les textes de sa
célébration, Actes des Apôtres, l’Évangile de la Passion en Saint Luc.
Mais il a choisi aussi quelques vers de Péguy, très beaux,
que je vous lis maintenant au terme de cet hommage. » Jean Cheminade
oBsèQuEs DE L’aBBé jaMMEt, LE 27 DéCEMBrE 2016
« Paradis est plus fleuri que printemps.
Paradis est plus moissonneux qu’été.
Paradis est plus vendangeux qu’automne.
Paradis est si éternel qu’hiver.
Paradis est plus secret que jardin fermé.
Paradis est plus ouvert que champ de bataille.
Paradis est plus capital que Rome.
Paradis est royaume des royaumes.
Paradis est le dernier reposoir.
Paradis est le royaume de Gloire.
Paradis est la dernière maison.
Veuille seulement Dieu que route y aboutisse.
Route que cheminons depuis dix-huit cents ans.» Charles Péguy
église notre Dame des grâces à arpajon-sur Cère le jeudi 29 décembre 2016