N°3 - Mars 2017


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Sommaire / Agenda de l’Évêque / Agenda diocésain du Diocèse


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Sommaire / Agenda de l’Évêque / Agenda diocésain
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour SOMMAIRE AGENDA de Mgr Bruno Grua AGENDA du Diocèse
Mercredi 8 mars : à la Maison Saint-Paul,
rencontre des responsables de services diocésains
et des prêtres accompagnateurs. Rencontre des
confirmands de la zone d’Aurillac.Vendredi 10 mars : conseil épiscopal.Dimanche 12 mars : à Maurs, à l’occasion de
l’inauguration des aménagements du presbytère.Mercredi 15 mars : Conseil presbytéral.Jeudi 16 mars : Assemblée générale du clergé.Du 17 au 19 mars : Récollection à la Pomarède.Lundi 20 mars : Avec l’équipe régionale du
diaconat, à Clermont-Ferrand.Mardi 21 mars : avec le Bureau diocésain du
Secours Catholique.Mercredi 22 et jeudi 23 mars : session de
formation « L’Eglise diocésaine ».Vendredi 24 mars : Conseil épiscopal.Samedi 25 mars : en matinée avec les diacres
permanents du diocèse. L’après-midi, à Quézac,
avec les confirmands de la zone d’Aurillac.Du 27 au 31 mars : à Lourdes pour l’assemblée
plénière des évêques de France.Lundi 3 et mardi 4 avril : à Paris, pour le service de la Conférence. 1 er
mars, de 17h à 18h30 à Aurillac : Célébration des
cendres avec la pastorale des personnes handicapées.
10 mars, de 9h30 à 12h30 à Saint-Flour : Conseil Episcopal.
11 mars, à Aurillac : Rencontre thématique
organisée par le service du catéchuménat :
« L’Eucharistie, œuvre de l’Esprit Saint ».
15 mars, de 14h00 à 18h00, à Saint-Flour : Conseil Presbytéral.
16 mars, de 9h30 à 17h00, à Saint-Flour : Assemblée
générale du clergé (prêtres et diacres)
22-23 mars, de 9h30 à 17h, à la Maison des
Planchettes à Saint-Flour : Session Théologique
organisée par le service de formation chrétienne.
24 mars, de 9h30 à 12h30, à Saint-Flour : Conseil Episcopal.
28 mars, de 14h00 à 16h00, à la Maison
Diocésaine d’Aurillac et 30 mars, de 18h30 à
20h30, à la Maison Diocésaine d’Aurillac : « Une
question … à la foi ! » : De repas en Repas : mais
quelle(s) nourriture(s) ? Editorial •
Message du Pape François
pour le Carême 2017 : la Parole est un don.
L’autre est un don. Officiel •
Lettre de Mgr Grua pour la paroisse Saint Jean
Marie Vianney en Vallée de Jordanne •
Lettre de Mgr Grua pour la paroisse
Saint Thomas entre Cère et Lacs •
Mouvement chrétien des retraités
du diocèse de Saint-Flour •
Sœurs de la Salette - Quézac Diocèse • Pèlerinages • Restauration • Chant • Rappel de formations •
AED (Aide à l’Église en Détresse) •
Funérailles de Sœur Marie Andrée de la Croix •
Obsèques de Gaston Brunet
En direct des archives •
L’histoire du diocèse : l’Art Gothique en Haute Auvergne
Livre du mois / Intentions de prière •
“Dans un monde qui change, retrouver le sens
du politique” par Le Conseil Permanent
de la Conférence des Evêques de France

Editorial MeSSAge Du PAPe FrAnçoiS Pour Le cArêMe 2017 : LA PAroLe eSt un Don. L’Autre eSt Don.


Editorial
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour 2
MeSSAge Du PAPe FrAnçoiS Pour Le cArêMe 2017 :
LA PAroLe eSt un Don. L’Autre eSt Don.
1. L’Autre eSt un Don
La parabole commence avec la présentation des
deux personnages principaux ; cependant le pauvre
y est décrit de façon plus détaillée : il se trouve dans
une situation désespérée et n’a pas la force de se
relever, il gît devant la porte du riche et mange les
miettes qui tombent de sa table, son corps est
couvert de plaies que les chiens viennent lécher
(cf. vv. 20-21). C’est donc un tableau sombre, et
l’homme est avili et humilié.
La scène apparaît encore plus dramatique si l’on
considère que le pauvre s’appelle Lazare : un nom
chargé de promesses, qui signifie littéralement
« Dieu vient en aide ». Ainsi ce personnage ne reste
pas anonyme mais il possède des traits bien précis ;
il se présente comme un individu avec son histoire
personnelle. Bien qu’il soit comme invisible aux yeux
du riche, il nous apparaît connu et presque familier,
il devient un visage ; et, comme tel, un don, une
richesse inestimable, un être voulu, aimé, dont Dieu
se souvient, même si sa condition concrète est celle
d’un déchet humain (cf. Homélie du 8 janvier 2016).
Lazare nous apprend que l’autre est un don. La
relation juste envers les personnes consiste à
reconnaître avec gratitude leur valeur. Ainsi le pauvre
devant la porte du riche ne représente pas un
obstacle gênant mais un appel à nous convertir et à
changer de vie. La première invitation que nous
adresse cette parabole est celle d’ouvrir la porte de
notre cœur à l’autre car toute personne est un don,
autant notre voisin que le pauvre que nous ne
connaissons pas. Le Carême est un temps propice
pour ouvrir la porte à ceux qui sont dans le besoin
et reconnaître en eux le visage du Christ. Chacun de
nous en croise sur son propre chemin. Toute vie qui
vient à notre rencontre est un don et mérite accueil,
respect, amour. La Parole de Dieu nous aide à ouvrir
les yeux pour accueillir la vie et l’aimer, surtout
lorsqu’elle est faible. Mais pour pouvoir le faire il est
nécessaire de prendre au sérieux également ce que
nous révèle l’Évangile au sujet de l’homme riche.
2. Le Péché nouS renD AVeugLeS
La parabole met cruellement en évidence les
contradictions où se trouve le riche (cf. v. 19). Ce
personnage, contrairement au pauvre Lazare, ne
possède pas de nom, il est seulement qualifié de
“riche”. Son opulence se manifeste dans son
habillement qui est exagérément luxueux. La
pourpre en effet était très précieuse, plus que
l’argent ou l’or, c’est pourquoi elle était réservée aux
divinités (cf. Jr 10,9) et aux rois (cf. Jg 8,26). La toile
de lin fin contribuait à donner à l’allure un caractère
quasi sacré. Bref la richesse de cet homme est
excessive d’autant plus qu’elle est exhibée tous les
jours, de façon habituelle : « Il faisait chaque jour
brillante chère » (v.19). On aperçoit en lui, de
manière dramatique, la corruption du péché qui se
manifeste en trois moments successifs : l’amour de
l’argent, la vanité et l’orgueil (cf. Homélie du 20 septembre 2013).
Selon l’apôtre Paul, « la racine de tous les maux c’est
l’amour de l’argent » (1 Tm 6,10). Il est la cause
principale de la corruption et la source de jalousies,
litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous
dominer et devenir ainsi une idole tyrannique
(cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu
d’être un instrument à notre service pour réaliser le
Chers Frères et Sœurs,
Le Carême est un nouveau commencement, un chemin qui conduit à une destination
sûre : la Pâques de la Résurrection, la victoire du Christ sur la mort. Et ce temps nous
adresse toujours un appel pressant à la conversion : le chrétien est appelé à revenir à
Dieu « de tout son cœur » (Jl 2,12) pour ne pas se contenter d’une vie médiocre, mais
grandir dans l’amitié avec le Seigneur. Jésus est l’ami fidèle qui ne nous abandonne
jamais, car même lorsque nous péchons, il attend patiemment notre retour à Lui et,
par cette attente, il manifeste sa volonté de pardon (cf. Homélie du 8 janvier 2016). Le
Carême est le moment favorable pour intensifier la vie de l’esprit grâce aux moyens
sacrés que l’Eglise nous offre : le jeûne, la prière et l’aumône. A la base de tout il y a la
Parole de Dieu, que nous sommes invités à écouter et à méditer avec davantage d’assiduité en cette
période. Je voudrais ici m’arrêter en particulier sur la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (cf.
Lc 16,19-31). Laissons-nous inspirer par ce récit si important qui, en nous exhortant à une conversion
sincère, nous offre la clé pour comprendre comment agir afin d’atteindre le vrai bonheur et la vie éternelle.

Editorial bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste[...]


3 Editorial
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent
peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier,
d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à
l’amour et fait obstacle à la paix.
La parabole nous montre ensuite que la cupidité
rend le riche vaniteux. Sa personnalité se réalise
dans les apparences, dans le fait de montrer aux
autres ce que lui peut se permettre. Mais
l’apparence masque le vide intérieur. Sa vie reste
prisonnière de l’extériorité, de la dimension la plus
superficielle et éphémère de l’existence (cf. ibid.,
n. 62). Le niveau le plus bas de cette déchéance
morale est l’orgueil. L’homme riche s’habille comme
un roi, il singe l’allure d’un dieu, oubliant d’être
simplement un mortel. Pour l’homme corrompu par
l’amour des richesses, il n’existe que le propre moi
et c’est la raison pour laquelle les personnes qui
l’entourent ne sont pas l’objet de son regard. Le fruit
de l’attachement à l’argent est donc une sorte de
cécité : le riche ne voit pas le pauvre qui est affamé,
couvert de plaies et prostré dans son humiliation. En
regardant ce personnage, on comprend pourquoi
l’Évangile est aussi ferme dans sa condamnation de
l’amour de l’argent : « Nul ne peut servir deux
maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou
bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne
pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent » (Mt 6,24).
3. LA PAroLe eSt un Don
L’évangile du riche et du pauvre Lazare nous aide à
bien nous préparer à Pâques qui s’approche. La
liturgie du Mercredi des Cendres nous invite à vivre
une expérience semblable à celle que fait le riche
d’une façon extrêmement dramatique. Le prêtre, en
imposant les cendres sur la tête, répète ces
paroles : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu
retourneras en poussière ». Le riche et le pauvre, en
effet, meurent tous les deux et la partie la plus
longue du récit de la parabole se passe dans l’au-
delà. Les deux personnages découvrent subitement
que « nous n’avons rien apporté dans ce monde, et
nous n’en pourrons rien emporter » (1 Tm 6,7).
Notre regard aussi se tourne vers l’au-delà, où le
riche dialogue avec Abraham qu’il appelle « Père »
(Lc 16, 24 ; 27) montrant qu’il fait partie du peuple
de Dieu. Ce détail rend sa vie encore plus
contradictoire car, jusqu’à présent, rien n’avait été
dit sur sa relation à Dieu. En effet dans sa vie, il n’y
avait pas de place pour Dieu, puisqu’il était lui-même
son propre dieu. Ce n’est que dans les tourments de
l’au-delà que le riche reconnaît Lazare et il voudrait
bien que le pauvre allège ses souffrances avec un
peu d’eau. Les gestes demandés à Lazare sont
semblables à ceux que le riche aurait pu accomplir
et qu’il n’a jamais réalisés. Abraham néanmoins lui
explique que « tu as reçu tes biens pendant ta vie et
Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est
consolé et toi tu es tourmenté » (v.25). L’au-delà
rétablit une certaine équité et les maux de la vie sont
compensés par le bien.
La parabole acquiert une dimension plus large et
délivre ainsi un message pour tous les chrétiens. En
effet le riche, qui a des frères encore en vie,
demande à Abraham d’envoyer Lazare les avertir ;
mais Abraham répond : « ils ont Moïse et les
Prophètes ; qu’ils les écoutent » (v. 29). Et devant
l’objection formulée par le riche, il ajoute : « Du
moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes,
même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne
seront pas convaincus » (v.31).
Ainsi se manifeste le vrai problème du riche : la
racine de ses maux réside dans le fait de ne pas
écouter la Parole de Dieu ; ceci l’a amené à ne plus
aimer Dieu et donc à mépriser le prochain. La Parole
de Dieu est une force vivante, capable de susciter la
conversion dans le cœur des hommes et d’orienter
à nouveau la personne vers Dieu. Fermer son cœur
au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence
la fermeture de notre cœur au don du frère.
Chers frères et sœurs, le Carême est un temps
favorable pour nous renouveler dans la rencontre
avec le Christ vivant dans sa Parole, dans ses
Sacrements et dans le prochain. Le Seigneur qui – au
cours des quarante jours passés dans le désert a
vaincu les pièges du Tentateur – nous montre le
chemin à suivre. Que l’Esprit Saint nous aide à
accomplir un vrai chemin de conversion pour
redécouvrir le don de la Parole de Dieu, être purifiés
du péché qui nous aveugle et servir le Christ présent
dans nos frères dans le besoin. J’encourage tous les
fidèles à manifester ce renouvellement spirituel en
participant également aux campagnes de Carême
promues par de nombreux organismes ecclésiaux
visant à faire grandir la culture de la rencontre au
sein de l’unique famille humaine. Prions les uns pour
les autres afin que participant à la victoire du Christ
nous sachions ouvrir nos portes aux faibles et aux
pauvres. Ainsi nous pourrons vivre et témoigner en
plénitude de la joie pascale.
Du Vatican, le 18 octobre 2016,
Fête de saint Luc, évangéliste. FRANÇOIS

Lettre De Mgr Bruno gruA Aux chrétienS De LA PAroiSSe SAint JeAn MArie ViAnney en VALLée De JorDAnne, à L’équiPe PArticiPAnt à L’exercice D[...]


4 Officiel
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
Lettre De Mgr Bruno gruA
Aux chrétienS De LA PAroiSSe SAint JeAn MArie ViAnney en VALLée De JorDAnne,
à L’équiPe PArticiPAnt à L’exercice De LA chArge PAStorALe, à Son MoDérAteur
L’ABBé AnDré PonS Chers Amis,
Je reprends contact avec vous pour recueillir les
fruits de la visite pastorale accomplie dans votre
paroisse en avril dernier et pour souligner quelques
orientations qui me paraissent prioritaires. Je veux
commencer par vous remercier tous, les Père André
Pons et Michel Vermande en premier lieu, la
communauté religieuse de Saint-Simon, les
personnes engagées dans l’équipe pastorale, la
catéchèse, la liturgie, tous ceux qui ont préparé cette
visite, nous ont accueillis dans chacune de vos 6
communes et leurs églises. Je garde le souvenir d’un
contact simple et chaleureux, comme on sait le vivre
dans nos pays ruraux… et comme je l’aime !
La réalité de votre paroisse, fondée canoniquement
en 2012, est complexe. C’est la paroisse la moins
peuplée de tout le diocèse, hors période touristique.
Géographiquement bien dessinée par la vallée de la
Jordanne, elle s’étire sur 35km des portes d’Aurillac
aux pieds du Puy Mary. En son entrée basse, la seule
commune de Saint-Simon regroupe la moitié de sa
population plus facilement tournée vers Aurillac
qu’en amont dans la vallée, pour ses activités
économiques, sociales, culturelles. Le haut de la
vallée connait une longue et parfois éprouvante
saison hivernale qui décourage les regroupements.
Comme souvent, le dialogue est difficile entre nos
villages. Ce climat entrave, lui aussi les coopérations
nécessaires au développement. Bref, l’unité
concrète de la vallée est beaucoup plus
problématique que ne le laisserait penser la géographie.
La population est âgée et l’activité économique,
essentiellement agricole est fragile. 60 à 70
exploitations agricoles se partagent les terres. Les
éleveurs qui sont là aiment leur métier. Des jeunes
sont motivés pour prendre la relève et pourtant,
dans le climat actuel, le pessimisme l’emporte.
La collaboration des générations dans l’exercice des
responsabilités, l’accueil de conjoints extérieurs à la
vallée ne sont pas évidents. Un quart des
exploitants, nous a-t-on dit, sont prêts à mettre la
clé sous la porte !
Le tourisme peut-il constituer un appoint pour leur
permettre de rester au pays ou pour prendre le relais ?
Des initiatives sont prises en ce domaine.
Cette situation a évidemment des répercussions
profondes sur la vie paroissiale, son unité, son rythme.
Sans doute faudrait-il imaginer un double rythme
pour le rassemblement dominical, plus centré sur
Saint-Simon pendant l’hiver (l’église y est bien
chauffée !), sur le centre et le haut de la vallée
pendant la saison touristique qui accueille de
nombreux vacanciers, touristes de passages ou
« vieilles familles » de la vallée en séjour au pays !
Ces familles d’ailleurs représentent la majorité des
demandes de mariages ou de baptêmes célébrées dans la vallée.
La population des paroissiens est généralement
âgée. Comment pourrait-il en être autrement ? Les
plus jeunes ne connaissent pas l’Église, sauf
exception. Les parents des enfants catéchisés ne
s’investissent pas dans la vie paroissiale. Certains
préfèrent rejoindre la paroisse Saint Géraud
d’Aurillac où ils vivent leur vie professionnelle, ont
leurs amis, accompagnent leurs enfants pour
diverses activités. Pour eux la vallée est souvent un dortoir.
On ne s’étonnera pas que, dans ce contexte, la vie
paroissiale repose surtout sur la communauté des
sœurs de Saint-Simon et sur les prêtres. L’âge, le
manque de formation, l’isolement, la culture locale,
n’aident pas à l’exercice d’une véritable
coresponsabilité. Malgré tout des chrétiens se
retrouvent au sein de l’EAP pour animer la vie
paroissiale. Des catéchistes rassemblent 35 enfants
à Saint-Simon et Lascelle. Certains se retrouvent au
sein d’une Equipe du Rosaire, du Mouvement
chrétien des retraités, pour des rencontres
bibliques. Tout cela compte ! Mais baptêmes,
mariages, obsèques sont portés par le prêtre seul.
Des temps forts pourraient peut-être redonner une
certaine vitalité comme en témoigne la belle
célébration que nous avons vécue le dernier jour de
la visite pour laquelle l’importance de la
participation a surpris les responsables de la
paroisse eux-mêmes. Peut-être faut-il songer à des
propositions, sortant un peu de l’ordinaire, jouant
sur la convivialité, la beauté de vos paysages, la
dimension culturelle et patrimoniale. La pastorale
du tourisme est sûrement à développer avec tous
les partenaires qui s’y consacrent.

Lettre De Mgr Bruno gruA


5 Officiel
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
Que sera l’avenir ? Je ne le connais pas, ni pour
l’avenir économique de sa population, ni pour la vie
ecclésiale. Mais je suis profondément persuadé
qu’un avenir n’est possible que par la participation
de chacun, selon sa vocation, à la mission de l’Église.
Votre avenir est dans votre engagement à chacun.
Personne dans l’Église ne peut dire qu’il n’a pas sa
place. Tout le monde ne peut pas tout faire mais
chacun peut faire quelque chose, si modestement
que ce soit. N’imaginons pas d’abord ce que
pourraient faire les autres, mais chacun pour soi ce qu’il peut faire.
Ne rêvons pas à l’impossible. Acceptons de vivre des
réalités modestes, limitées, à nos dimensions, mais
saisissons chaque opportunité qui se présente.
Acceptons de déranger nos habitudes, de nous
déplacer de villages en villages pour que se regroupe
la communauté le dimanche.
Faisons effort pour sortir de notre isolement.
Choisissons les mots et les attitudes qui construisent
l’unité. Soyons attentifs aux personnes âgées ou
malades de notre voisinage et visitons-les… Autant
de petites choses, qui sont à notre portée et
contribuent au rayonnement de l’évangile et à la
vitalité de l’Église. « Voyez comme ils s’aiment »
disait-on des premiers chrétiens et ce rayonnement
de l’amour attirait vers eux de nouveaux « convertis ».
Mes propos, chers amis restent volontairement
modestes. Ni les lieux ni le temps ne permettent les
grandes initiatives. Mais tenez bon ! Soyez chacun
et en équipe présence d’Église, présence du Christ
dans vos villages. Faites-lui confiance, c’est Lui qui
donne la croissance !
Que Dieu bénisse votre vallée et votre paroisse. + Bruno Grua
Lettre De Mgr Bruno gruA
Au curé, Au DiAcre, Aux MeMBreS De L’eAP, Aux coMMunAutéS chrétienneS
De LA PAroiSSe SAint thoMAS entre cère et LAcS Chers Amis,
C’est avec joie que je reviens vers vous pour vous
faire part de mes réactions après la visite pastorale
du mois de mai dernier. Je garde un très bon
souvenir de nos diverses rencontres (communes,
paroisse, maison de retraite, gendarmerie) ou visite
(cité médiévale de Laroquebrou, centre touristique
d’Arnac…). Partout un accueil très cordial des
chrétiens engagés dans la vie paroissiale mais aussi,
avec leurs élus, des paroissiens disséminés sur
l’ensemble des communes. A noter que nos visites
dans les églises paroissiales ont connu chez vous un
record d’affluence ! Cela a sans doute une
signification. Vos églises sont belles. Les communes
ont fait un gros effort de restauration. Vous savez les
garder ouvertes, accueillantes. C’est une image
d’Église qui compte !
La paroisse a été créée en 2012. La charge pastorale
en est portée par l’Equipe d’Animation Pastorale
(EAP) selon le Canon 517§2, le Père Frédéric de Laval
en étant le modérateur. Cela signifie que votre
paroisse a la chance de compter quelques chrétiens
généreusement engagés au service de la
communauté. Ils veillent sur le bon déroulement de
la catéchèse, de la liturgie, des finances, de la vie
pastorale dans son ensemble. Vous lui devez d’avoir
maintenu la vie paroissiale, auprès du Père Cypières,
après le départ des Pères Auriant et Vermande. Je
leur dis notre reconnaissance. Comme en beaucoup
d’endroits chez nous la relève est malgré tout très
préoccupante. « La moisson est abondante mais les
ouvriers peu nombreux ».
Car, si son climat est sympathique et accueillant, la
communauté reste fragile. Ce n’est faire un reproche
à personne que le constater. La démographie elle-
même est fragile. Hormis La Capelle-Viescamp et
Saint-Paul des Landes, les autres communes voient
leur population diminuer et vieillir. Laroquebrou
elle-même, centre de la paroisse, se dépeuple. On
célèbre sur la paroisse deux fois plus d’obsèques que
de baptêmes ! Il y a malgré tout 355 enfants en
classes primaires dans les 5 écoles du territoire.
Saint-Paul des Landes représente à elle seule près
d’un tiers de votre population. Elus et associations
s’efforcent d’ouvrir de nouvelles perspectives
économiques, en particulier autour du tourisme.
La vie de la paroisse en est nécessairement affectée.
Il est difficile d’y trouver des personnes désireuses
de vivre un service ecclésial.
Ajoutons que ce n’est pas dans la tradition
paroissiale locale où les prêtres ont peu sollicité le
concours des laïcs. Cette région du Cantal n’est pas,
en plus, de celles où l’on se précipite à l’Église en rang serré !

SœurS De LA SALette - quézAc MouVeMent chrétien DeS retrAitéS Du DiocèSe De SAint-FLour noMinAtion Les personnes se situent plus en consommateurs[...]


6 Offciel
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
Les personnes se situent plus en consommateurs de
biens spirituels qu’en membres conscients d’une
communauté. On mesure cette fragilité, notamment
pour la catéchèse. Trois ou quatre catéchistes
regroupent tous les 15 jours, sur trois sites, 33
enfants de la paroisse mais on sent bien que la
situation est fragile, à la merci d’un désistement,
d’un problème de santé. Je me permets pourtant
d’insister. La catéchèse des enfants et des jeunes
doit rester une tâche prioritaire. A l’impossible nul
n’est tenu mais n’abandonnez pas trop facilement le
terrain. L’expérience montre que là où l’on a
regroupé les lieux de catéchèse les effectifs ont
fondu. Liée à cette question, doit être posée celle
des locaux paroissiaux. La paroisse ne dispose
d’aucun presbytère, ni de salles paroissiales
autonomes et accueillantes. Le Père de Laval ne
peut résider à Laroquebrou que grâce à la
compréhension généreuse de l’un de ses habitants.
Il y a là un frein réel à l’activité pastorale. Il est
nécessaire de s’en préoccuper.
La pastorale du deuil représente, évidemment, une
part notable de l’activité paroissiale. Elle repose
encore pour beaucoup sur le prêtre, avec l’aide
appréciée du diacre. Il serait important de travailler
à la mise en place d’une véritable équipe pour faire
face aux inéluctables évolutions, faute de quoi
l’Église sera demain (et demain sera vite là !)
incapable de rendre ce beau service de la prière
communautaire auprès des familles pour leurs
défunts. Je note, sans insister quelques autres
réalités de votre vie paroissiale : 4 pèlerinages
locaux à Laroquebrou, Rouffiac, Saint-Victor et
Nieudan. Un bulletin paroissial qui, avec ses 300
abonnés, représente un lien précieux pour une
population disséminée. La présence réelle mais
fragile du Secours Catholique.
Vous avez eu la belle inspiration de nous conduire
d’une part à la maison de retraite, d’autre part à la
gendarmerie. Je rapproche ces deux situations, bien
différentes par ailleurs, parce qu’elles traduisent
votre volonté de ne pas vous enfermer dans le cadre
trop étroit des structures paroissiales. L’Eglise n’est
pas faite pour elle-même mais pour servir les
hommes. J’ai apprécié ces deux visites. J’y ai
rencontré des femmes et des hommes habités par
le désir de servir, ce qui crée entre eux et nous une
véritable complicité.
Que sera demain ? Je n’ai pas de boule de cristal. Si
je peux, comme vous, pressentir ce que seront les
toutes prochaines années, je ne peux pas deviner ce
que sera le grand avenir. Pour les années qui
viennent votre vie paroissiale pourrait s’appuyer
davantage sur l’aide des services diocésains, de la
paroisse Saint Géraud d’Aurillac et de la zone. C’est
déjà ce qu’elle vit avec le concours du Père de Laval,
membre de l’équipe pastorale d’Aurillac.
Vous remerciant encore de votre accueil, je veux
vous inviter à la confiance, à la foi. C’est une
certitude, Dieu n’abandonne pas son peuple. Il nous
guide vers ce qui, pour nous, est le meilleur.
Apprenons à le reconnaitre, présent, humble et
caché. Nous pouvons être déroutés. Espérons en ce
qui nait plutôt que de regretter ce qui meurt.
Que Dieu bénisse votre paroisse et chacun de vous. Très cordialement. + Bruno Grua
SœurS De LA SALette - quézAc A partir du 1 er
septembre, le presbytère de Quézac sera affecté au noviciat pour les sœurs de Notre Dame de la
Salette. Il ne sera donc plus disponible comme « annexe » de Béthanie lors de la venue de groupes.
MouVeMent chrétien DeS retrAitéS Du DiocèSe De SAint-FLour
extrait du Procès verbal du comité Diocésain du jeudi 1 er
décembre 2016 : Le Comité Diocésain du
« Mouvement Chrétien des Retraités - Diocèse de Saint
Flour» s'est tenu le jeudi 1 er
décembre 2016 à 10 heures
à Aurillac. élection du bureau : Au cours de cette séance
de travail, il a été procédé à l'élection, à l'unanimité, des
membres du Bureau mentionnés ci-dessous : Président
: Michel Tégère, 14, rue du Vieux Pont -15130 Saint-
Simon, Vice-Président : Marc Secretin, 21, rue de la Gare
- 15310 Saint-Illide, Secrétaire : Josette Salat, 3, rue
Pierre Moussarie - 15130 Saint-Simon, Secrétaire
adjointe : Anne-Marie Tégère, 14, rue du Vieux Pont -
15130 Saint-Simon, Trésorier : Jean-Paul Bonnet,
Cabanes -15800 Polminhac, Trésorière adjointe :
Juliette Labrunie, Le Mas - 15340 Mourjou. noMinAtion
Après avoir entendu le conseil économique diocésain et le collège des consulteurs comme le stipule le code de
droit canonique, l’évêque nomme Madame Dominique Delcros économe diocésain pour un deuxième mandat
de 5 ans, à compter du 1 er février 2017.

ReStAurAtion PèLerinAgeS PèLerinAge à LourDeS chAnt rencontre DiocéSAine, SeSSion théoLogique ASSeMBLéeS DoMinicALeS De Prière


7 Diocèse
N°3 - Mars 2017 - La Vie Diocésaine de Saint-Flour
C’est une bonne nouvelle. Le tableau « Ecce
homo » de la cathédrale va être restauré dans le
courant mai. Le travail se fera sur place, dans la
salle capitulaire. (Source : communication des
conservatrices Véronique Breuil et Guilaine Pons) reStAurAtion PèLerinAgeS
à l’occasion du septième centenaire de la
fondation du diocèse de Saint-Flour accompagné
par Mgr Bruno Grua, Évêque de Saint-Flour, Jean
Cheminade, Vicaire général et Philippe Dupuy,
Prêtre accompagnateur du Service. rome
PèLerinAge à roMe Du LunDi 23
Au VenDreDi 27 octoBre 2017
PèLerinAge à LourDeS chAnt
catherine Agai, soprano, professeur de musique
et membre du Chœur de Haute Auvergne, se
propose pour chanter lors de mariages (voir
honoraires avec elle) 06 20 81 68 34.
rencontre DiocéSAine,
ASSeMBLéeS DoMinicALeS De Prière
Pour les prêtres, diacres et laïcs, religieuses et
religieux impliqués en liturgie, une rencontre
pour faire le point : « Etat des lieux en paroisse
et Pratique locale ». Au Prieuré Sainte Thérèse
des frères de Saint Jean, 8 Avenue de l’Ermitage
à Murat 15300, le samedi 18 mars 2017 de 10h
à 17h. Une rencontre fraternelle faite de
témoignages, de temps de partage et d’ateliers !
Jacques Bourassa, pour le Service de Pastorale
Liturgique et Sacramentelle
A noter : Vous pouvez vous procurer le bulletin
d’inscription - à nous renvoyer impérativement
avant le 6 mars 2017 - auprès de votre paroisse,
auprès du Service de Pastorale Liturgique et
Sacramentelle au 04 71 63 56 37 ou
liturgie.sacrements@diocese15.fr , au secrétariat
de la Maison Diocésaine Saint Paul au 04 71 48 06
52 ou maisonstpaul@diocese15.fr ou en le
téléchargeant sur le site du diocèse.
Pour prêtres, diacres, laïcs, responsabilité dans
l’Eglise Diocésaine : « Il a habité parmi
nous » L’Eglise Diocésaine, Présence du Christ
au milieu de nous. Animée par le Père
Christian Delarbre, Vicaire général du diocèse
d’Auch, Enseignement théologique et ateliers
sur des questions pastorales. Mercredi 22 et
jeudi 23 mars de 9h30 à 17h à la Maison des
Planchettes, à Saint-Flour.
renseignements et inscriptions : Service
diocésain de Formation - 18 bis rue du Cayla 15000 Aurillac
formation@diocese15.fr - 06 75 45 88 86
Renseignements et inscriptions aux pèlerinages :
Pèlerinages 15 - Maison Saint Paul
18 bis rue de Cayla - BP 417
15004 Aurillac cedex Tél. 04 71 48 13 00
Mail : pelerinages15@diocese15.fr SeSSion théoLogique