UNE JOURNÉE MONDIALE DE 365 JOURS



MIGRANTS ET RÉFUGIÉS
UNE JOURNÉE MONDIALE DE 365 JOURS DR
TINY CC / SYRIAN FREEDOM SYNODE ■
MARCHER AVEC L’ASSEMBLÉE SYNODALE Église en Rouergue N° 1 ■ 15 janvier 2017
B U L L E T I N R E L I G I E U X D U D I O C È S E D E R O D E Z E T D E V A B R E S

Que nous souhaiter ?


Que nous souhaiter ?
e voudrais vous souhaiter et nous souhaiter, en ce tout début d’année,
essentiellement deux choses : la première, c’est tout d’abord de vivre de manière responsable notre vie citoyenne dans tous les lieux où nous sommes invités à la déployer et tout particulièrement les étapes électorales que nous allons avoir à vivre dans les se-maines et les mois qui viennent. Vous avez certainement eu connaissance du texte du conseil permanent de la Conférence des évêques de France, « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » (le texte est accessible sur internet et disponible à l’accueil de l’évê-ché à Rodez). « Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que
nous sommes préoccupés par sa situation. » Ainsi commence le texte proposé aux habitants de notre pays. Dans le contexte d’au-jourd’hui, les évêques membres de ce conseil ont souhaité pro-poser une réflexion exigeante, invitant à réfléchir aux enjeux qui peuvent soutenir et refon-der le vivre ensemble de notre société. L’une des questions les plus fortes de ce texte semble : qui sommes-nous, quel sens fina-lement y a-t-il à vivre ensemble et qu’est-ce qui fait qu’une vie mérite d’être donnée aujourd’hui pour le bien des uns et des autres ? Mais aussi : est-il encore possible d’espérer une parole sur laquelle on puisse s’appuyer, qui appelle la confiance, et nous per-mette de retrouver peu à peu un socle commun ? Ce travail, cette réflexion, personne ne peut s’en
extraire. Il est de la responsabilité de tous, car chacun est un élé-ment du tissu et nous devons tous interroger notre comportement et notre état d’esprit. Je voudrais insister sur notre responsabilité personnelle. Ne désertons pas ce champ du politique et du vivre ensemble. S’il est sans doute difficile aujourd’hui de dégager des perspectives claires sur une manière d’avancer, prenons le temps de discerner, dans ce que nous proposent les candidats, ce qui nous paraît le plus à même de faire progresser la paix, l’emploi, l’éducation, la santé, le respect des tout-petits et de le signifier par notre engagement.
Accueillir, vivre et témoigner de la miséricorde
Mon second souhait est de conti-nuer à vivre de la miséricorde, et peut-être d’en vivre particu-lièrement en laissant se creuser en nous le chemin de la non-violence. Tel sont les vœux que le pape François nous a adressés au 1 er
janvier. Il écrivait : « Je sou-
haite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans J François Fonlupt, évêque de Rodez et Vabres éditorial
« Je voudrais insister sur notre responsabilité personnelle. Ne désertons pas ce champ du politique et du vivre ensemble. » 22

François Fonlupt,



chaque personne nous per-mettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés, dotés d’une immense di-gnité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette digni-té plus profonde et faisons de la non-violence active notre style de vie. » Et Mgr Georges Pontier, le président de la conférence épiscopale française, interrogé sur cette question, répondait lui aussi : « Comment chacun tra-vaille à éradiquer la violence po-tentielle en soi-même, qui peut s’exprimer dans nos propos, par des rumeurs, des approximations ou des mensonges que nous pro-férons… Tant que cette victoire n’est pas gagnée en chacun, la non-violence ne peut aller loin. »Au nom même de notre foi qui nous appelle au respect de cha-cun, dans nos relations, qu’elles soient très proches entre les uns et les autres, ou qu’elles soient plus larges entre groupes, associations, institutions, nous sommes invités à vérifier et à travailler la justesse et la vérité de ces relations. C’est peut-être aussi une vraie manière de conti-nuer à travailler pour un vivre ensemble. Témoigner de Celui qui nous appelle
Nous allons entrer, avec notre Église, dans un vrai discerne-ment sur ce que nous avons à être, ce que nous avons à vivre pour témoigner de Celui qui nous appelle, nous fait vivre et nous invite à servir nos frères en humanité. C’est le travail de l’assemblée synodale mais ce ne peut être simplement le travail de quelques-uns. C’est la res-ponsabilité de tous les membres de l’Église. Dans les temps qui sont les nôtres, c’est la res-ponsabilité de tout homme. Mes souhaits pour chacun et pour tous sont des souhaits exigeants qui nous invitent à nous mettre au travail en allant chercher au plus profond de nous les raisons qui fondent notre vivre ensemble et gardent l’horizon d’un avenir ouvert. Ce sont des souhaits pour tous les hommes, pour notre société, pour lesquels chacun est atten-du et a à travailler. Chrétiens, nous y avons notre place et elle est précieuse, réelle, pour ins-crire cela dans un Amour plus grand qui nous précède et nous appelle. ■ François Fonlupt, évêque de Rodez et Vabres officiel OFFICIEL ■
Agenda de l’évêque ............... p. 4 DOSSIER ■
Migrants et réfugiés ......... p. 5-10 VIE DE L’ÉGLISE ■ Repas de Noël
avec le Secours catholique .... p. 11 SYNODE ■
Enjeu et responsabilités
de l'assemblée ................... p. 12-13 NÉCROLOGIE ■ Hommage au père
Jean-Claude Viguier .......... p. 14-15 ■ Hommage
au père Marc Drulhe .............. p. 16 ■
Frère et sœurs défunts ....... p. 17 VIE DE L’ÉGLISE ■
Agenda ................................. p. 18 Sommaire Église en Rouergue - Bulletin bimensuel
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lundi du mois, pour une parution la semaine suivante
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L’agenda de l’évêque


L’agenda de l’évêque ■ Mardi 17 janvier
• 9 h 30 : conférence des tutelles de l’enseignement catholique de l’AveyronMaison diocésaine Saint-Pierre, Rodez• 17 heures : commission exécutive du Codiec suivie de l’assemblée plénière, lycée Jeanne d’Arc, Rodez ■ Mercredi 18
• 20 h 30 : célébration œcuménique, temple de l’Église protestante unie de France, Rodez ■ Vendredi 20 janvier
• 11 heures : rencontre des équipes de communication des paroisses, maison diocésaine Saint-Pierre, Rodez ■ Samedi 21 janvier
• 9 heures : célébration de la Saint-François-de-Sales, congrégation Saint-François-de-Sales, Rodez ■ Dimanche 22 janvier
• 10 h 30 : célébration de la 103 e Journée mondiale
du migrant et du réfugié, église de Baraqueville ■ Mardi 24 janvier
• 17 heures : messe avec les prêtres à la maison de retraite Saint-Amans, Rodez ■ Mercredi 25
• 20 h 30 : table ronde à plusieurs voix dans le cadre de la semaine de l’unité des chrétiens, maison diocésaineSaint-Pierre, à Rodez ■ Jeudi 26
et vendredi 27 janvier
Colloque provincial « Charge de nos communautés : responsabilités et services », Lourdes ■ Samedi 28 janvier
• 10 heures : rencontre avec les vierges consacrées, évêché, Rodez ■ Dimanche 28 janvier
• 10 h 30 : confirmation des jeunes du doyenné Pays millavois, égliseSaint-François, Millau Urgence Taizé
À tous les prêtres et animateurs auprès des lycéens et étudiants :
il reste des places… proposez le pélé à Taizé autour de vous !
Pour un jeune, aller à Taizé, c’est… prendre du temps pour lui...
pour faire une pause, recharger les batteries, faire une relecture
de ce qu’il vit, tous les jours dans ses études, en famille,
avec les autres. C’est prendre du temps pour Dieu… pour
le rencontrer au travers de la prière, les chants, le silence,
l’Eucharistie ; se désencombrer de soi-même pour lui laisser
la place. Taizé, c’est la rencontre d’autres jeunes de France,
d’Europe, et du monde, venus en Bourgogne, pour fraterniser
en direct… et en réel ! Taizé 2017, c’est du 5 au 12 février.
« Grâce à Taizé, j’ai fait le point sur ma vie, mes actes,
mais aussi l’avenir. J’ai mis un sens sur le mot “prière”.
J’ai été mise en face de ma foi. » B.
> Contacter sans attendre :
Pastorale des jeunes - Nora Berbery - 06 68 99 54 85
pastoralejeune12@gmail.com
Maison Saint-Pierre, avenue de Saint-Pierre - 12000 Rodez
RDV sur notre page Facebook : pastoraledesjeunes.aveyron
Communauté viatorienne de France
Un nouveau Conseil est envoyé en mission
par la Communauté viatorienne de France
en lien étroit avec la vice-délégation de Côte d’Ivoire :
• Père Pierre Demierre, supérieur délégué
• Frère François Veyrie, assistant
• Frère Philippe Arnal, conseiller
• Françoise Desmas, conseillère
• Michel Sanglard, conseiller
À Vourles (Rhône), le 18 décembre 2016
Une partie du groupe des animateurs, lors du pélé 2016. 4 officiel

Notre Lumière, notre Terre, notre maison Tous étrangers


Tous étrangers Notre Lumière,
notre Terre, notre maison DR dossier
En 2016, procession des offrandes
lors de la messe à l’église
Saint-Joseph-l’Artisan, paroisse
Sainte-Émilie-des-Causses (Onet-le-Château) 5

Vulnérables et sans voix


dossier
ompte tenu de la rencontre de l'assemblée syno-dale, fixée aux
14 et 15 janvier prochains, en Aveyron, nous célébrerons cette journée le dimanche 22 janvier 2017. En attirant notre regard sur les plus jeunes, enfants et adolescents, le pape nous invite à être attentifs à ceux qui sont une promesse d’avenir, aussi bien pour leurs parents – lorsque MINEURS MIGRANTS Vulnérables et sans voix
Le 15 janvier 2017, l’Eglise universelle célèbre la 103 e
Journée mondiale du migrant et du
réfugié pour laquelle le pape François invite à réfléchir particulièrement à l’accueil des enfants.
ceux-ci les accompagnent – que pour notre société dans laquelle nombreux sont ceux qui gran-diront et feront leur vie. (cf. message du pape François pour cette journée) Cette journée est pour chaque diocèse, paroisse et communauté l’occasion de vivre la rencontre avec nos frères et sœurs venus d’ailleurs : oppor-tunité pour proposer un repas, un temps de rencontre et de partage. Invitation à prier pour
les migrants et les réfugiés et à célébrer ensemble l’eucharistie. Occasion de mettre en œuvre des initiatives concrètes de soli-darité en faveur des migrants, en collaboration avec les différents groupes de la paroisse.
Célébrer dans vos paroisses
La pastorale des migrants diocé-saine, vous propose de célébrer dans vos paroisses ou de vous regrouper sur une paroisse de votre doyenné. Pour animer la journée, un kit d’animation peut être envoyé à votre demande. L’ensemble du kit, ainsi que de nombreuses ressources, est également disponible sur un site web dédié à cette journée : Outre les propositions pour la litur-gie, vous y trouverez le message du pape François, l’édito de Mgr Georges Colomb et moult outils pour réfléchir. ■ Danyèle Régis,
responsable diocésaine
de la pastorale des migrants C En 2015, la journée diocésaine avait réuni plus de 80 personnes. DR 6

En sécurité


7 dossier Journée diocésaine
Pour tout le diocèse, à la maison
diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Repas partagé à 13 heures où
chacun apporte un plat de son pays.
Dès 15 heures : rencontres - film
(20 minutes) sur l’accueil de
mineurs migrants isolés.
Table ronde avec l’Unicef, « Jamais
Sans Toit », « Regards sur l’exil » et autres…
Les enfants et les ados qui le
voudront, peuvent être pris en
charge, avec des jeux. 
> Contact : Danyèle Régis
05 65 46 95 81 ou 06 08 30 80 38
et midaregis@yahoo.fr ➤ ➤
oypurhat, il faut quitter cette pe-tite ville moyenne du Bangladesh,
à 400 km environ au nord de Dacca, la capitale de plus de 15 millions d’habitants. Le pays est quasiment enclavé dans l’Inde, en bordure du golfe du Bengale. Dans cette démocratie parlementaire ayant comme reli-gion l’islam, seulement moins de 2 % des 165 millions d’habi-tants sont chrétiens. En proie aux persécutions, ces derniers n’ont d’autre choix que de se résigner à se soumettre, à voir leurs maisons brûlées et leurs terres confisquées, leurs votes achetés ou… fuir. « Avant, dans mon pays, j’avais peur toutes les nuits. Je pensais qu’on ne serait plus là le lendemain, déve-loppe Laïli dans un français des plus corrects. On pouvait tout perdre, du jour au lendemain. Même notre vie. Alors, on priait beaucoup. » Avec Jacob, son mari, ils ne connaissaient rien de la France mais c’est ici qu’ils EN FRANCE Vivre en sécurité
voulaient venir. Une « agence » les a accompagnés jusqu’en Italie puis à Toulouse. Fin du contrat de voyage ! « On a pu choisir le pays mais le reste… » L’office français de l’immigration et de l’intégration les a envoyés vers l’Aveyron, avec leur petit Charles-Léo qui n’avait pas trois ans en ce mois de juin 2014.Les premières semaines ont été difficiles pour la famille. « Je pleu-rais beaucoup, je disais à Jacob : “on va revenir à Toulouse”… » Une de leurs connaissances, res-tée dans la ville rose, les a encou-ragés à rester : « Vous allez vous habituer. »Ils sont restés et maintenant, ils aiment Rodez dont la taille leur rappelle leur ville natale de Joypurhat. Ils en apprécient le calme, la sérénité. Ils se sentent protégés. Grâce à la mobilisation des associations, de la paroisse et à la gentillesse des personnes qui les ont accueillis, ils ont dé-sormais leur appartement, leurs meubles. Laïli a suivi une for-mation en langue française
Arrivés en juin 2014 à Onet-le-Château, la famille
Kispotta s’est intégrée, s’est agrandie et vit
en sécurité et sérénité à Rodez. J
« En attirant notre regard sur les plus jeunes, enfants et adolescents, le pape nous invite à être attentifs à ceux qui sont une promesse d’avenir. » Pour la région de Villefranche
« À la salle du Tricot » à Villefranche.
Après la messe, repas partagé et
après-midi de rencontre, réflexion et fête. 
> Contact : Thérèse Genieys
05 65 65 15 66 ou 06 79 50 16 92

Notre arrivée à Rodez


dossier 8
avec un stage en entre-
prise. Jacob, oubliant son métier d’origine lié à l’industrie textile, s’est lancé dans la restauration, quelques jours par semaine
d’abord, à Toulouse, laissant le reste de la famille à Rodez. Il a décroché un emploi dans une collectivité aveyronnaise pour l’entretien des espaces verts.
Charles-Léo, un brin espiègle, poursuit sa scolarité en grande section dans une école de la ville où il a des tas de copains. Depuis quelques mois, Christopher-Livio est venu compléter la fratrie et a été baptisé le 23 octobre dernier. Parfois, la peur revient dans le cœur de Laïli. « Mais Jacob me rassure : ici, on est protégés, on est en sécurité » sourit la jeune femme, me proposant une tasse de thé et des samossas qu’elle cuisine avec les légumes récoltés par Jacob au jardin que leur prête « une amie » ! Probablement un jardin où pousse la sérénité. ■ Pascal Fournier Notre arrivée à Rodez
Un dimanche pluvieux de juin… et ensoleillé à la fois .
Depuis Onet-le-Château, on voyait la
cathédrale. C’est là qu’on voulait aller. Sous une pluie battante, on s’est laissé guider par le
clocher, Jacob, Charles-Léo et moi. Nous étions trempés. Que faire ? Revenir « à la maison » ?
Nous ne parlions pas du tout français. Nous sommes allés jusqu’au bout et nous avons
rencontré le père Kumar qui venait dire la messe du dimanche soir, à 18h30. Il nous a parlé en
anglais. Quel bonheur de pouvoir communiquer. Après la messe,
il nous a raccompagnés au foyer, à Onet, il nous a présentés au père Christophe.
La semaine suivante, nous avons été accueillis par la communauté de la paroisse
Sainte-Émilie-des-Causses. Nous ne connaissions vraiment personne, mais très rapidement
notre réseau s’est agrandi.  Laïli Kispotta Le 24 décembre 2016, après
la veillée de Noël, la famille Kispotta à la cathédrale de Rodez. DR ➤ ➤

Délicat ?


dossier 9
ans sa tête, Serge voulait se sentir utile, se rendre utile, avoir de la
valeur : « C’est pour ça que je me suis investi dès mon arrivée en France. » Aujourd’hui, il vient de signer un CDI (contrat à durée indéterminé) dans une entreprise ruthénoise. Aujourd’hui, il peut louer un appartement sans être dépendant d’une famille d’ac-cueil. Aujourd’hui, il participe à l’expérience unique de l’Église diocésaine d’Aveyron en tant que membre de l’assemblée synodale.
Chemins semés d’embûches
Que de chemins parcourus, pour-tant, semés d’embûches ; que de lieux de vies traversés avant de pouvoir se fixer… la tristesse et de la douleur se lisent sur son visage quand il évoque l’un de ces lieux, un foyer, notamment : « Tu vis dans un collectif mais tu es seul. Moi, je me sentais comme en prison. Et quand tu n’as rien à faire, dans ta solitude, tu ne fais que penser à ton avenir. De quoi INTÉGRATION Un pari délicat ?
sera-t-il fait ? Tu gamberges en permanence. » Alors, pour sortir de la solitude, le jeune Congolais élancé, aux allures d’un mara-thonien, s’est pris en main pour combattre l’oisiveté et retrou-ver le contact avec les autres. Il a commencé par s’inscrire dans un cours pour améliorer son niveau de langue en français, ce
Arrivé en 2014 de République démocratique du Congo qu’il avait fui, Serge a joué la carte
de l’intégration en s’investissant dans de nombreuses associations et en se fondant
dans le paysage autochtone. D
qui n’a pas été sans surprendre les formateurs tant son élocution et sa maîtrise de la langue sont plus que dignes d’un français de langue maternelle. « Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’est qu’avant tout, je recherchais le contact ! » Quelques mois à peine après son arrivée à Rodez en mai 2014, après un bref passage par la Serge, au centre, membre élu au titre de la pastorale des migrants, a participé à la journée de récollection de l’assemblée synodale le 10 décembre 2016 au lycée
François d’Estaing à Rodez. DR ➤ ➤