L’assemblée en session


SYNODE DIOCÉSAIN L’assemblée en session
Le 15 janvier dernier, au lycée François d’Estaing, lors du vote d’une des motions
présentées à l’assemblée synodale. DR
MIGRANTS ET RÉFUGIÉS MINEURS ■
VULNÉRABLES ET SANS VOIX Église en Rouergue N° 2 ■ 5 février 2017
B U L L E T I N R E L I G I E U X D U D I O C È S E D E R O D E Z E T D E V A B R E S

Participer, discerner et voter



Participer, discerner et voter L éditorial
es circonstances font que la deu-xième phase du synode diocésain
se déroule au cours d’une année électorale. Les deux réalités n’ont rien à voir l’une avec l’autre, pourrait-on penser. La première, le synode, relève d’un droit et d’une pratique spécifiques de l’Église. La deuxième, l’élec-tion présidentielle, est inscrite dans la Constitution de notre République et répond à la néces-sité d’élire, tous les cinq ans, le président de la République, avant les législatives.Les deux réalités en cours, synode et année électorale, répondent à un objectif : pour l’une, être tou-jours davantage Église du Christ, se recevoir et se comprendre tou-jours à nouveaux frais à partir de Lui, dans sa manière d’être et de vivre, dans la dimension de servir les hommes, et dans sa capacité à témoigner de la tendresse de Dieu pour tout homme. Ce n’est pas rien quand même… Pour l’autre, celle de l’année électo-rale, il en est traditionnellement attendu des signes, pouvant
redonner espoir aux gens, et la proposition de vrais projets, indi-quant un horizon à l’ensemble de la société, à ses acteurs, en tâchant d’inscrire tout cela dans la réalité d’une époque marquée par la complexité. Un point commun
Dans les deux cas, les chrétiens sont sollicités. D’une part parce qu’il n’y a pas d’Église sans la présence active des baptisés, et d’autre part parce que les chré-tiens sont aussi des citoyens, avec et parmi d’autres. Et dans les deux cas, ils sont donc invités à s’exprimer. Question : les chré-tiens sont-ils actifs dans la socié-té ? Et si oui, comment veulent-ils la servir ?Pour ce qui est du synode, les deux cents et quelques per-sonnes qui composent et font vivre l’Assemblée synodale béné-ficient d’une expérience assez unique en son genre : en résumé, apprendre à discerner ensemble, penser, et finalement propo-ser ensemble. Avec vote égale-ment. Et un vote exigeant : pour
l’Église – heureuse coutume qui oblige à rechercher le consensus maximum, et coutume inscrite dans le Droit Canonique –, toute décision importante, pour être validée, doit pouvoir compter avec une majorité des deux tiers (75%). Cette pratique vertueuse serait difficile à appliquer en bien des lieux de la société civile, où les majorités se font et se défont avec beaucoup plus de « sou-plesse », mais où, du coup, les décisions sont beaucoup moins « engageantes » pour l’ensemble.Autre élément original de la pratique synodale, et qui, lui, concerne le discernement, la ma-nière de s’approprier les enjeux d’une question et d’en chercher la résolution entre tous : la parole de chacun est considérée d’égale valeur, et donc à respecter, ap-pelée à prendre sa place dans la construction de l’ensemble. Cette pratique, nous le savons, n’est pas forcément ancrée en nous de manière naturelle. Tous, laïcs, religieux et prêtres, nous sommes forcément marqués par nos appartenances, et nos tra-jectoires personnelles. Et il peut 2 éditorial 2

Officiel officiel Dans un monde qui change,


Sommaire OFFICIEL ■
Agenda de l’évêque ................. p. 4 DOSSIER ■ Journée mondiale
du Migrant et du réfugié ........p. 5-8 SYNODE ■ Du fond au concret
pour redynamiser .................p. 9-12 SERVICE ■ Service diocésain
de la catéchèse ......................... p. 13 VIE DE L’ÉGLISE ■
CCFD-Terre solidaire ............ p. 14 HOMMAGES ■
Père Marcel Gillet ................. p. 15 ■
Père Pierre Thel ...............p. 16-17 VIE DE L’ÉGLISE ■
Agenda ................................... p. 18 Église en Rouergue Bulletin bimensuel
Rédaction et abonnements :Directeur de la publication : Pascal FournierÉvêché - 13 avenue Victor Hugo - BP 821 12008 Rodez Cedex05 65 68 06 28
Abonnements pour 1 an :France métropolitaine : 42 € - Autres pays et DOM-TOM : 52 €Soutien : 55 € - Solidarité : 60 € (et plus) (paiement exclusif par chèque à l’ordre de Association diocésaine)
Textes et annonces à insérer : à transmettre à la rédaction au plus tard le 1 er et le 3 e
lundi du mois, pour une parution
la semaine suivante (sous réserve d’espace disponible).
Réalisation : Bayard Service Édition Grand Sud 160, rue de la Sur - 31700 BeauzelleÉditeur délégué : Fabrice Reinle - Tél. 05 62 74 78 28fabrice.reinle@bayard-service.com
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nous en coûter (un peu peut-être) d’entrer dans une démarche de remise au centre de notre baptême commun, et aussi, en quelque sorte, de remise à plat de nos « prérogatives conscientes ou inconscientes ». Et ainsi :
Participer : devient la responsabi-lité de chacunDiscerner : devient une capacité que l’on acquiert ensembleVoter : au terme de ce chemin, et en conscience.Ce cheminement est une condi-tion d’approcher le bien com-mun, et de lui permettre de se dévoiler. Car il n’existe pas – n’a jamais existé – en soi. Cette expé-rience de la synodalité, avec sa pédagogie propre, nous révèle en profondeur comment vivre en Église, comment être Église. Elle nous apprend également quelque chose d’autre pour aujourd’hui : il n’y a pas qu’une manière de vivre comme « cathos décomplexés », si nous sommes désireux d’aider la société qui est la nôtre. ■
Père Bernard Quintard, vicaire général
Le Conseil permanent de la Conférence
des évêques de France publie une lettre
en dix points adressée aux habitants de
France. Tout en proposant un constat
et une analyse, cette lettre pointe
et suggère des voies pour redonner
sens à notre société. À l’aube d’une
année électorale, ce texte suscite des
questions sur des sujets de fond et
notamment sur la politique dans notre
pays. Il ne s’agit pas de prendre parti
mais de prendre le parti d’une société
qui ferait une pleine place à l’homme.
Le diocèse est dépositaire de plusieurs
dizaines d’exemplaires de ce texte.
Disponible à l’accueil de l’évêché
Éditions Bayard - Mame Cerf 4
€ + frais de port éventuels selon
quantité commandée.
Initiative en paroisse
Le groupe Agora de Saint-Affrique
propose la découverte et une réflexion
sur le document des évêques : « Dans un
monde qui change, retrouver le sens du politique ». ■
Deux soirées sont programmées :
• Le vendredi 17 mars à 20 h 30
Découverte du document et travail à partir
des questions posées en fin de livre.
• Le mardi 11 avril à 20 h 30
Soirée débat avec des élus locaux et
nationaux animée par René Poujol,
journaliste, ancien directeur de la
rédaction de Pèlerin magazine. Le travail
réalisé le 17 mars pourra servir de support à la discussion.
Informations à venir dans une prochaine
édition d’Église en Rouergue.
Dans un monde qui change,
retrouver le sens du politique DR 3 officiel 3

De l’évêque


officiel ■ Jeudi 2 février
• 20 h 30 : cin’échange film
« L’Ami François d’Assise et
ses frères », Cap’Cinéma, Rodez ■ Vendredi 3 février
• 9 h 00 : conseil épiscopal à l’évêché
• 20 h 30 : conférence
« Synodalité, le chemin que
Dieu offre aujourd’hui à son
église », église Saint-Martin, Millau ■ Dimanche 5 février
Journée familiale de la
communauté chrétienne
aveyronnaise de Paris
• 11 h 30 : messe du Souvenir
à « l’Oustal » dans les salons
de l’Aveyron, Paris XII e
• 18 h 30 : messe d’action de
grâce pour la béatification des
martyrs du Laos, cathédrale Notre-Dame de Paris ■ Lundi 6 et mardi 7 février
Rencontre du conseil permanent, maison
des évêques à Paris ■ Du mercredi 8
au vendredi 10 février
Retraite des prêtres
diocésains à l’abbaye
d’En-Calcat, Dourgne (81) ■ Vendredi 10 février
20 h 30 : conférence
« Synodalité, le chemin que
Dieu offre aujourd’hui à son
église », sœurs de la Sainte-
Famille, Villefranche-de- Rouergue ■ Samedi 11 février
11 h 00 : messe à l’occasion
de l’anniversaire de la
fondation de la communauté
des Frères du Sacré-Cœur
de Jésus en la crypte
du sanctuaire de Saint-Igest ■ Jeudi 16 février
20 h 30 : conférence
« Synodalité, le chemin que
Dieu offre aujourd’hui à son
Église », couvent de Malet, Saint-Côme-d’Olt ■ Vendredi 17 février
• 9 h 00 : conseil épiscopal à l’évêché
• 14 h 30 : rencontre de
discernement avec les prêtres
accompagnateurs et laïcs
référents, service diocésain
du catéchuménat, maison
diocésaine Saint-Pierre, Rodez
• 20 h 30 : conférence
« Synodalité, le chemin que
Dieu offre aujourd’hui à son
Église », maison diocésaine Saint-Pierre, Rodez ■ Dimanche 19 février
10 h 30 : messe d’action de
grâce pour le bienheureux
père Lucien Galan, basilique
Notre-Dame de Ceignac L’ agenda de l’évêque Église en Rouergue Abonnements et réabonnements
La moitié des abonnés ont déjà
renouvelé leur abonnement pour
2017. Peut-être est-ce votre cas ?
Si vous ne l’avez pas encore fait, renvoyez dès aujourd’hui votre bulletin de réabonnement.Église en Rouergue est la revue officielle de l’Église catholique en Aveyron. Vous qui êtes déjà lecteur ou lectrice, encouragez tous les acteurs de votre paroisse à s’abonner à la revue : les animatrices et animateurs en caté-chèse et aumônerie des collèges et lycées, toute personne investie dans la liturgie, l’animation et la conduite des funérailles, l’accompagne-ment vers les sacrements (équipes de baptême, mariage…), tous les laïcs œuvrant dans le domaine de la santé (service évangélique des malades, aumôneries des hôpitaux et maisons de santé), les personnes qui entretiennent et fleurissent les églises, les bénévoles qui s’oc-cupent de l’accueil dans les presbytères et mai-sons paroissiale, les équipes de communication (rédacteurs, diffuseurs de journaux parois-siaux, administrateurs des sites internet…). La liste de celles et ceux qui font vivre la Bonne Nouvelle est longue !Église en Rouergue, c’est la référence des ca-tholiques de l’Aveyron, la revue des disciples-missionnaires ! ■
Le bulletin d’abonnement
se trouve en page 14 et sur 4

Être attentifs aux enfants Journée mondiale du migrant et du réfugié



Journée mondiale du migrant et du réfugié
Être attentifs aux enfants dossier RB 5 dossier

Vulnérables et sans voix



ans son message pour la Journée mondiale du mi-grant et du réfugié
2017, le pape François attire notre attention sur le sort des enfants et des jeunes « qui sont trois fois sans défense », parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans protection. Avec des paroles qui bousculent, il nous rappelle les histoires de souffrances de nombreux mi-neurs migrants « contraints à la prostitution ou pris dans le cir-cuit de la pornographie, asservis dans le travail des mineurs ou enrôlés comme soldats, impli-qués dans des trafics de drogue et dans d’autres formes de délin-quance, forcés à la fuite par des conflits et par les persécutions ». À ces graves violations des droits de l’enfant et de l’Homme, le Saint-Père oppose une perspec-tive éthique claire : parce que nous reconnaissons Jésus-Christ D MIGRANTS MINEURS Vulnérables et sans voix
justement dans « les plus petits et les plus vulnérables », nous devons mettre en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger leur dignité de manière particulière. Son appel s’adresse à tous ceux qui ont des respon-sabilités dans l’État, l’Église et la société civile. La 103 e
Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée dans notre diocèse le 22 janvier,
a rassemblé de nombreux fidèles, migrants et réfugiés et équipes d’accompagnement
dans les paroisses et à la maison diocésaine Saint-Pierre, avec une attention plus particulière pour les enfants.
Témoignages de mineurs
migrants dans notre pays
Comme dit le pape François en choisissant le thème : « Mineurs migrants, vulnérables et sans voix » : « Ces mineurs sont les plus fragiles, souvent invisibles, car ils sont sans papiers ou non accompagnés ». « Pour les migrants et réfugiés, quitter le Après des célébrations en paroisses, accueillants et accueillis se retrouvent à la maison diocésaine, pour un partage fraternel et un enseignement. RB 6 dossier

Accueil : écho d’une paroisse



pays natal pour s’installer dans un autre pays, n’est pas toujours facile, car on quitte définitive-ment ses amis. Et en plus, on remarque tout de suite que dans l’autre pays où on a décidé de vivre, le climat et la culture ne sont pas les mêmes et, dès les premiers jours, on n’est pas trop à l’aise. Mais au fur et à mesure du temps, on s’y habitue et com-mence à se faire plein d’amis. Les habitudes de vie que l’on a dans son pays natal changent aussi. On commence à prendre de nou-velles habitudes ici en France, pour faciliter l’adaptation du pays. Toute personne quittant son pays natal, quelle qu’en soit la raison, doit être acceptée dans le pays où elle migre. Dans "ac-cepter" c’est entendu : avoir une nouvelle nationalité et ne pas être jugé. Ça veut dire, être des citoyens comme les autres. Car, il y a des personnes à qui l’on a refusé une nouvelle nationalité,
et qui ont été obligées de reve-nir dans leur pays, alors que les conditions ne sont pas toujours favorables. »
Merci, car grâce à vous…
À l’occasion de la Journée mon-diale du migrant et du réfugié, remercions tous ceux qui s’en-gagent dans notre pays, dans notre diocèse et dans notre pa-roisse, pour le bien-être des réfu-giés et des mineurs migrants : éducateurs, professeurs, tra-vailleurs sociaux, thérapeutes, acteurs pastoraux, conseillers, juristes, et particulièrement tous ceux qui s’engagent de manière bénévole pour une culture d’ac-cueil et de solidarité. Nous sa-luons la bonne collaboration qui s’est établie entre les acteurs de l’Église, de la société civile et de l’État en beaucoup de domaines. Grâce à toutes ces personnes, beaucoup de migrants mi-neurs se sentent reconnus Accueil :
écho d’une paroisse
Que faisons-nous à Baraqueville pour l’accueil des réfugiés et des migrants ? Suite à l’appel du pape François en septembre 2015, un groupe d’une vingtaine de personnes a créé une association appelée « Ségalaccueil » pour venir en aide aux réfugiés syriens. Or, après huit mois de démarches (recherche de logement, rencontre avec les services habilités et la mairie), nous n’avons pu aboutir (pour les réfugiés syriens). En liaison avec la pastorale des migrants, nous avons logé une famille de sept personnes du Kosovo pendant deux mois à Vors. Actuellement, des bénévoles donnent des cours de français à un couple de Roumains. C’est bien peu au regard de la misère qui nous entoure : vingt personnes sur Rodez sont à la rue ! Pour être efficace, il nous faudrait : un logement plutôt dans un bourg centre, et pour payer le loyer un engagement financier par mois sur un an à deux ans. Notre but n’est pas d’accueillir pour accueillir, mais de donner un peu de notre temps et de notre argent pour venir en aide à une famille. De tout temps, des populations agressées ou dans le besoin sont allées vers les peuples mieux nantis… Nos parents aussi ont accueilli (Italiens, Portugais, Espagnols, Polonais). Pensons aux Béatitudes relayées par les invitations du pape François à prendre soin des exclus, des personnes âgées, des migrants. 
L’équipe Ségalaccueil ➤ ➤ Joie de partager un repas enrichi de toutes les différence. RB 7 dossier

Enfants, vulnérables et sans voix ?



comme personnes dans
nos sociétés et entrevoient une perspective pour leur futur ! Aller plus loin dans l’engagement
Ensemble, avec le pape François, nous voulons encourager tous les chrétiens à s’engager pour les mineurs migrants, à travers la prière et l’action, et ceci a for-tiori lorsque les circonstances sont défavorables : « Ne vous las-sez pas de vivre avec courage le bon témoignage de l’Évangile, qui vous appelle à reconnaître et à accueillir le Seigneur Jésus présent dans les plus petits et les plus vulnérables ». ■ Père Kumar, accompagnateur
du service diocésain
de la pastorale des migrants ➤ ➤ Une table du monde préparée à la maison diocésaine par tous et pour tous les convives. Nos étoiles… •
J’adore faire le sport, aller à l’école et les couleurs. •
Avoir mon dessin au mur de l’école. J’ai une très
bonne copine qui s’appelle Suzanna. •
Je voudrais aller en Albanie, bientôt j’aurai les papiers. •
J’aime l’école, le sport, jouer avec mes copines. •
À l’école je demande aux autres : « Je peux jouer avec
vous ? » Je voudrais qu’ils soient gentils avec moi. •
Je veux une belle très belle voiture. J’aime faire du sport. •
J’adore faire du sport et mon pays l’Irak. J’aime jouer avec mes copines. •
La famille, mes amies, l’école pour que j’apprenne, le sport. Et nos pierres… •
Il y a beaucoup de guerres, je voudrais beaucoup d’amour. •
Il y a des élèves qui se moquent de moi à l’école.
Parfois il y en a qui ne sont pas gentils avec moi. •
Arrêter la guerre, je veux la paix. •
Les élèves ne veulent pas jouer avec moi. •
À l’école des fois c’est trop dur parce que je ne
comprends pas assez le français. • On se moque de moi. •
Les élèves ne veulent pas jouer avec moi, parfois ils me tapent.
Ersa, Sovara, Rita, Lilvar, Suliman, Dojona et Mohamad ont écrit sur des étoiles ce qui les rend heureux et sur des pierres ce qui les rend malheureux. Enfants,
vulnérables et sans voix ? RB 8 dossier

Du fond au concret pour redynamiser


A ASSEMBLÉE SYNODALE Du fond au concret pour redynamiser
Entre travaux par groupes de huit personnes, mini-assemblées de 40 délégués et assemblée
plénière, Église en Rouergue a tendu son micro à quelques membres de l’assemblée synodale
pour recueillir leurs avis sur cette première session des 14 et 15 janvier derniers.
près avoir exprimé leur étonnement quant à la conduite des travaux et leur
satisfaction sur les fruits de ces premières journées, de nom-breux membres de l’assemblée s’avèrent confiants sur la suite des travaux et les prochaines sessions. Lorsqu’il est inter-rogé sur ce qu’il ressent après ces deux journées de travail, le père Patrick Tourolle, curé de la paroisse Notre-Dame du Lévézou (Pont-de-Salars), fait part spon-tanément de sa surprise : « Je suis étonné, en si peu de temps, et sans se connaître nécessaire-ment, de la qualité de la relation que nous avons eue au sein des petits groupes et en mini-assem-blée, lors de la deuxième journée du dimanche. Aujourd’hui, ça paraissait totalement naturel. Je n’en dirais pas autant de la première journée du samedi, où
le passage des petits groupes de travail en mini-assemblée a été plus difficile. C’est certainement l’œuvre de l’Esprit saint pour que cette fraternité en Église puisse se mettre concrètement en marche ». Une appréciation que partage Marie-Delphine, de la paroisse Saint-Jean-des-Sources
(Séverac-d’Aveyron) lorsqu’elle souligne que « Le travail en petit groupe met en évidence, à tra-vers nos expériences que nous confrontons, les convergences qui se dégagent. Plus largement, ensuite, lors du travail en mini-assemblée, nous nous sommes rendu compte ➤ ➤ Dans une mini assemblée, l’un des membres défend sa position. DR 9 Synode